Du poing fermé à la main ouverte, conférence de Patricia Montaud

Patricia et Bernard Montaud travaillent depuis plus de 30 ans à accompagner leurs pairs dans un développement spirituel dans l’ordinaire, d’après l’enseignement des Dialogues avec l’ange de Gitta Mallasz. Dans son dernier livre, La première paix mondiale, Bernard défend l’idée que pour arriver à une paix durable sur terre, il faut d’abord qu’une paix intérieure profonde s’installe en chacun de nous.

 

Quand j’ai appris que Patricia venait à Nîmes et que j’allais la rencontrer, je me suis sentie comme une ado des années 70 avant un rendez-vous avec Jim Morrison. Je connaissais surtout le travail littéraire de son époux. Ses livres César l’éclaireur et César l’enchanteur m’ont aidée à voir la vie différemment, trouvant plus de joie dans mon petit quotidien. Bernard nous y livre sa rencontre avec Gitta, un véritable coup de foudre avec cette dame d’une intensité peu commune qui sera un véritable guide spirituel pour le couple.

Rencontre avec les anges

En 1943, face à l’horreur de la guerre, Gitta et 3 de ses amis cherchent un sens à cette folie. Ils ne veulent pas ajouter de haine à celle qui déborde déjà et se remettent en question. Quelle est la responsabilité individuelle de ces évènements collectifs ? À force de questionner, de chercher lors de conversations intenses, l’impossible arrive. Anna, la plus intuitive des 4 amis, devient canal de mystérieux dialogues avec des anges, chaque vendredi pendant plusieurs mois. Ces entretiens sont un don du ciel, une guidance vers l’amour pour retrouver ce pourquoi nous sommes sur terre. Ce n’est que plusieurs dizaines d’années plus tard que Gitta publie les notes des entretiens, les Dialogues avec l’ange.

la première paix mondiale livre

Depuis plus de 40 ans, Bernard et Patricia mènent des recherches sur l’intériorité humaine et la spiritualité. Ils rencontrent Gitta lors d’une conférence en 1985 et l’accueilleront dans leur maison les 4 dernières années de sa vie. « Gitta nous a montré la route qui va de la guerre à la paix, du poing fermé, prêt à frapper, à la main ouverte prête à aider la vie » m’explique Patricia. Plus que ses disciples, Gitta aimait les appeler ses compagnons de route.

Gitta parlait souvent de « grandes cuves », moteur du monde extérieur et intérieur. L’une remplie de haine, l’autre d’amour. La première correspond à notre petit moi, la partie en nous qui a peur, qui se dévalorise, qui ne s’aime pas. C’est une partie plutôt innée, contre laquelle il ne sert à rien de lutter. La deuxième, notre grand moi, plein d’amour, d’intensité, de confiance, est à créer tout au long de notre vie, nous animant comme une quête spirituelle. L’idée est de développer le grand moi qui acceptera pleinement et aimera, comme son meilleur ami, le petit moi. Patricia me confie que nous n’avons qu’un seul vrai choix dans la vie, celui de droit de mort ou de vie sur soi-même. Décider de vivre, c’est partir à la conquête de l’acceptation et de l’amour de soi et des autres. Elle ajoute « L’homme est le grand transformateur des forces de ce monde, il peut transformer le Mal en Bien ».

Comment mettre en pratique ?

Tout l’enjeu est d’amener de l’intensité, de la joie et de l’amour dans tout ce qui façonne notre quotidien. Tous ces moments qui nous ennuient, faire la vaisselle, cuisiner, être dans les embouteillages, régler les factures… Chaque ressenti, chaque expérience, est une force ennemie lorsqu’on ne l’aime pas. Pour aimer, il faut connaître. La première phase est donc de se regarder, s’observer. Qui suis-je ? Quelles sont mes ombres, mes mesquineries ? Vient alors la possibilité de s’accepter, de consoler les parties blessées en nous, c’est une phase de pardon envers son petit moi. Enfin, on peut agir, découvrir sa grandeur lorsqu’on arrive à aimer sa petitesse. Pour Patricia la beauté c’est d’aimer sa laideur, la richesse c’est d’aimer sa misère. Gitta disait souvent « La perfection, c’est l’imperfection heureuse ! ».

Lorsqu’une personne atteint la paix intérieure, elle s’ouvre à son intuition et passe de la paix à la Tâche. C’est tout le travail de Artas et des Amis de Gitta Mallasz, deux associations initiées par le couple. « En dépassant son histoire, ses blessures, on sublime en quelque sorte son égo, la partie de nous qui en veut toujours plus, et on commence à avoir besoin de donner aux autres ce qu’on a reçu. Quand on est dans sa Tâche, les choses s’imposent comme une évidence » ajoute Patricia. Beaucoup l’auront compris, la Tâche de Bernard et de Patricia est d’être témoins, de partager leur expérience, de guider et de transformer. Patricia termine en insistant sur l’importance de trouver un guide, un maître ou une école. Selon elle le maître est « Celui qui voit plein là où je me sens vide ». Une belle façon de déborder d’amour !

Julie Claverie

Plus d’infos sur

www.artas.org

www.lesamisdegittamallasz.org

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